Mon dossier retraite s'étant perdu entre la Préfecture et le nouveau service ou j'étais affectée depuis 7 ans, j'ai  prolongé mon activité pendant 9 mois, le temps de reconstituer mon dossier. Notre appartement vendu, j'avais un mois pour  trouver  un logement de transition . J'ai commencé par chercher un studio meublé avec un coin cuisine. Pour 1200€ par mois j'avais le choix, entre un canapé branlant pour dormir où je devais vider toute la pièce pour l'ouvrir, ou des endroits tellement vétustes que les murs pleuraient les larmes de graisses des repas concoctés pendant un minimum de 30 ans , sans parler des odeurs.

Je me suis donc décidée pour un studio vide à Parly, que j'ai meublé grâce au "bon coin" pour quelques centaines d'euros. L'esprit tranquille, je pouvais m'investir complètement dans mon déménagement. Nous avions trouvé un déménageur pas loin de notre domicile , dans les Yvelines. Il nous avait trouvé 45m3, nous 51m3 avec les estimations internet, mais bon, c'était un professionnel , pas nous!

Toutefois, après 11 déménagements je préférais que nous transportions nous même les petites choses fragiles, vaisselle, vases, statuettes,.....

Jour "J", le camion arrive, les déménageurs commencent par vider l'appartement, puis la cave, puis mon garage et enfin celui de mon époux. Et c'est là que tout se corse. Quand ils ont fait l’évaluation, ils ont oublié la petite mezzanine que mon mari avait installé au dessus de la porte du garage, vous savez ce petit coin que tout les bricoleurs aiment créés pour y installer les fauteuils de plages, chaises longues... tout ce qui prend de la place dans un garage.

Quand le patron a vu ses employés arrivés avec tout ce matériel, il s'est rendu compte qu'il manquait de place. Il  voulait qu'on laisse tout cela sur le bas côté. Après une âpre discussion, ils ont réaménagé le camion pour y faire rentrer le maximum. Nous avons accepté de prendre dans notre véhicule les quelques  bricoles restantes.. Et nous voilà parti pour Moissac.

Mais  le lendemain, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir qu'ils étaient deux pour vider tout ce camion, et réinstaller les meubles . Il a fallu que nous nous remontions les manches pour leur donner un "coup de main" d'autant plus qu'on les attendait vers limoges pour remplir de nouveau le camion .

Le lendemain, mon mari me reconduisait à Parly, ou je devais reprendre mon travail, pour lui une nouvelle vie commençait à Moissac, en attendant que je le rejoigne.